Synopsis

Lorsqu’Alita se réveille sans aucun souvenir de qui elle est, dans un futur qu’elle ne reconnaît pas, elle est accueillie par Ido, un médecin qui comprend que derrière ce corps de cyborg abandonné, se cache une jeune femme au passé extraordinaire. Ce n’est que lorsque les forces dangereuses et corrompues qui gèrent la ville d’Iron City se lancent à sa poursuite qu’Alita découvre la clé de son passé – elle a des capacités de combat uniques, que ceux qui détiennent le pouvoir veulent absolument maîtriser. Si elle réussit à leur échapper, elle pourrait sauver ses amis, sa famille, et le monde qu’elle a appris à aimer.

L’avis de Fonzi

Alita : Battle Angel est l’adaptation du manga Gunnm que je n’ai absolument pas lu pour être bien honnête avec vous mais que je connaissais de nom et dont je visualisais bien le personnage féminin principal. Je ne partais donc pas totalement ignorant. Autour de moi, collègues et autres, personne ne connaissait Gunnm… question de génér ation sans doute.

L’atout majeur de ce film tient à sa forme plus qu’à son fond on ne va pas se le cacher. La 3D et les FX atteignent ici un niveau assez incroyable mais auquel on s’habitue malgré tout avec la plupart des grosses productions de ces dernières années et par conséquent, bien que cela reste un beau spectacle, cela ne constitue plus réellement un critère de qualité. La petite nouveauté et le défi visuel de ce film est d’avoir placé en personnage principal d’un film live un personnage entièrement réalisé en 3D (grâce au motion capture popularisé il y a déjà 15 ans avec le personnage de Gollum) qui évolue au milieu de comédiens de chair et d’os. Le réalisme est saisissant et l’intégration est parfaite. Pas sûr de comprendre cependant le choix esthétique des gros yeux façon manga. J’avais été un peu choqué et dubitatif la première fois que j’ai regardé la bande-annonce par rapport à ça mais ça reste anecdotique. Les scènes d’action sont ultra efficaces et badass, rien à dire de ce côté là.

Casting 5 étoiles avec un bon Christoph Waltz qui excelle chez Tarantino entre autres, la belle Jennifer Connelly, Mahershala Ali toujours très juste et un invité surprise que l’on découvrira très certainement dans la suite du film si elle se fait.

Les sujets de fond, l’intelligence artificielle et le transhumanisme, sont des thèmes passionnants chers à James Cameron producteur du film. Terminator 2 avec son robot doué d’empathie et de sentiments humains, Avatar où l’esprit d’un être humain est transféré dans un corps extraterrestre sont des références de la filmographie de Cameron. Dans les références externes, citons A.I le projet de Stanley Kubrick confié à Spielberg où un enfant robot extrêmement évolué et unique en son genre est en quête de son origine et de son “identité”. Citons également et avant tout Metropolis de Fritz Lang qui dépeint un univers futuriste avec une ville basse où vivent les travailleurs opprimés par la classe dirigeante vivant dans la ville haute. La lutte des classes menée par une femme androïde fait rage. Alita n’a rien inventé.

Ceci dit, on a souvent vu des relations d’amitié entres humains et robots/intelligence artificielle mais une relation amoureuse est plus rare (je pense notamment à Blade Runner ou Her…). Personnellement je trouve cela assez malaisant à concevoir même si c’est certainement visionnaire. On est très loin du côté sombre de Blade runner et on tombe ici dans la bleuette adolescente très tendance dans les blockbusters ces derniers temps : Divergente, Hunger Games, Twilight et j’en passe. Ce côté Teen Movie est pour moi le principal point noir de ce film qui reste malgré tout un excellent divertissement et pour qui aime les FX et la 3D est un spectacle qui vaut le coup.

La mise en scène minimaliste, bien pensée sans être tape à l’oeil, ni trop original, remplit son rôle de soutien de l’histoire.

L’avis de Valg

Encore plusieurs semaines après visionnage, ce film me laisse toujours perplexe. Mon ptit coeur balance entre l’envie d’encenser Alita et de balancer ma déception en pleine face. En tant que grand amateur de Rodriguez, j’espérais trouver dans cette adaptation d’un des rares mangas que j’ai kiffé dans ma prime jeunesse, une patte qui apporte une réelle plus value. J’attendais avec curiosité une vraie rencontre créative entre l’univers de Yukito Kishiro et celui virevoltant de Robert Rodriguez.

Malheureusement on est plus proche du classicisme de James Cameron que du grand angle mouvant du réalisateur. Alors si, j’apprécie tout à fait le travail de Cameron mais j’ai une préférence pour le style de réalisation nerveux de Rodriguez. Pourtant le mix des 2 bougres ne pouvaient que fonctionner à merveille. De part et d’autre on a à faire à 2 personnalités curieuses, novatrices chacune à sa façon. Le yankee a toujours été à la pointe technologique et le mariachi à la recherche de la mise en scène qui fait mouche et qui tabasse.

D’ailleurs les séquences qui font avancer l’intrigue sont très fades. La mise en scène, dans ces cas là, peine à rattraper un scénario relativement convenu et mettre en valeur des personnages très superficiels. Même un excellent acteur tel que Mahershala Ali ne parvient pas à faire sortir son personnage du lot, pourtant l’antagoniste principal de ce premier volet.

C’est là que l’on voit l’importance des prouesses techniques dans ce film. On en a tellement plein les yeux qu’on est quand même content de rester scotcher sur son fauteuil 2h durant. Car oui malgré de grosses zones d’ombre Alita surprend par ses images, ses couleurs et ses VFX ultra chiadés. La fin montrant un personnage humain reconstitué en robot est carrément bluffante. Le mélange 3D et image filmée est totalement maîtrisée. Et comme dit plus haut l’animation entièrement en 3D des courses n’a rien à envier aux studios d’animation que l’on connaît.

Enfin pour rebondir sur les remarques de Fonzi, je pense que le choix clairement marketing de faire de ce projet un teen movie est une erreur. Et c’est à cela que l’on doit un scénario assez pauvre. L’évolution de l’histoire se tient à peu près mais le détail de sa construction a été zappé. L’amourette attendue est très nian nian, peu efficace. On chiale même pas à la fin. Et les dialogues, ou du moins les doublages sont dignes de ceux d’un épisode d’Hélène et les garçons quand les mecs font mines de se mettre sur la gueule mais qu’ils le font jamais. Insipide.

Pour conclure, j’ai aimé parce que c’est juste une claque visuellement mais une claque qu’on oublie aussi vite qu’un burger de chez macdo, ou burger king, ça marche aussi.