Avec

 Dave Batista, Ella Purnell, Omari Hardwick

Année :

 2021

Pays :

 Etats-Unis

Durée :

 148

Genre :

 Action horrifique

Production :

 The Stone Quarry

La sentence
 
Plaisir coupable
Bande-annonce de Army of the Dead

Dans la foulée de la sortie sur HBO Max du final cut de « Justice League« , Zack Snyder, le cinéaste qui divise, délaisse le grand écran pour la petite lucarne avec son Army of the Dead débarqué le 12 mai 2021 sur Netflix.

Avec un titre se terminant par “of the dead”, le sceptique se questionne d’emblée sur un remake à demi avoué d’un feu Romero, le spécialiste du sous genre qu’on affectionne particulièrement chez nous. Alors Remake ou accroche marketing ? Faisons un rapide tour du pitch avant de répondre à cette question. 

Le film raconte l’histoire d’une petite équipe de mercenaires missionnée par un patron de casino japonais (ça change des italiens de Scorsese) pour récupérer une belle petite somme d’argent coincée dans un coffre fort. 

Problème, ce coffre fort est perdu au beau milieu d’un Las Vegas envahi d’une horde de zombies autonome et organisée.

Fort d’un mémorable générique d’entrée de plusieurs minutes, le démarrage donne le ton de ce qui va suivre. Et le spectateur comprend alors que Romero va rapidement laisser sa place à un revival de série B eighties bien burnée.

Tous les ingrédients du film d’action sont là. L’équipe composée de diverses personnalités ne fait pas dans la dentelle. Chaque personnage a sa fonction dans l’histoire point barre. Boss au calme inquiétant, gringalet accro aux défis du cerveau, Juda de circonstance et j’en passe, chacun va remplir sa mission comme il se doit avant de disparaître et laisser place à une histoire jalonnée au millimètre.

Pas de surprise ici, l’hommage est évident et assumé mais la mayonnaise ne prend qu’à moitié. N’est pas Cameron ou McTiernan qui veut. Faits incompréhensibles, les promesses badass de début ne sont pas au RDV. Autrement dit, le film annoncé semble se dérouler avant celui que Snyder nous montre. L’action débridée et créative des plans de générique s’amollit sévèrement par la suite.

Je ne crache pas dans la soupe, le film tient en haleine le fan de genre. Mais cela n’est finalement pas dû à cette équipe livrée à l’abattoir mais à son antagoniste. Les zombies sont particulièrement bichonnés. Bien que dénués de parole, les cadavres à l’esprit vif semblent mieux définis par leur auteur. Mieux écrite et mise en scène, l’évolution des zombies principaux de Snyder accroche plus l’intérêt du spectateur que la relation vaguement profonde entre le boss joué par Batista et sa fille.

Et pour parfaire son enthousiasme cadavérique, Snyder nous balance en dernier tiers de métrage, un combat, le plus marquant, entre un tigre zombie intelligemment teasé en début de film et le traitre de service qui a finalement ce qu’il mérite. L’animation et l’interaction parfaite de cette séquence semble sauver la portion fauchée de certains plans visiblement rattrapés au montage.

Film bancale au budget certainement maigre pour ce type de production, son choix de casting et ses VFX, Army of the dead ravira pourtant le fan de genre lassé des blockbusters costumés en offrant proprement le minimum syndical pour passer un bon moment rétinien.

Dispensable mais plaisant.

VALG

L'article t'a intéressé ? Dis-le nous !

Abonne-toi pour ne rien manquer !
1 like = une cervelle fraîche pour un petit zombie