Episode 1 : Le Bourreau en mal d’exécution

Un bourreau qui se retrouve au chômage à la suite de l’abolition de la peine de mort décide de punir lui-même les criminels…

The-Man-Who-Was-Death-the-chair

Fonzi : Je trouve qu’un format court comme ça, c’est hyper efficace. Ils vont à l’essentiel direct.

Valgur : Là, franchement, en 26 minutes, tu ne vois pas passer le temps.

F : Et pourtant ils présentent le personnage avec son histoire. Il y a l’ intro, le noeud de l’action et une conclusion. Il y a tout.

Darko : L’inconvénient du format court comme ça, c’est que ça défile très rapidement aussi. La fin semble précipitée.

F : On aurait eu envie que ça dure un peu plus.

V : Du moins sur cette histoire. A voir ce que ça donne sur les histoires suivantes…J’ai trouvé que c’était un peu causant. Le héros parle beaucoup. Pour l’intro c’est marrant de le voir parler à la caméra mais tout le long du métrage ça gâche un peu l’action.

F : Le fait qu’il s’adresse au spectateur ?

V : Oui le fait qu’il parle sans arrêt comme ça, c’est original mais 5min…

F : Exact, en plus de ses dialogues il parle en voix off et il s’adresse à nous. Il s’exprime de 3 façons différentes sans que ce soit forcément nécessaires à la compréhension. J’ai également trouvé ça un peu soft pour un épisode de lancement. En général pour un pilote ils mettent le paquet.

V : Possible que pour l’époque c’était vraiment osé. Il faudrait prendre en compte le contexte de diffusion.

F : Il me semble que c’était en prime non ? Ou alors en deuxième partie de soirée mais pas au milieu de la nuit.

D : Oui plutôt en deuxième partie de soirée !

F : Exact, l’épisode se tient, ça se suit bien et on se marre.

D : Il y a effectivement quelques petites blagues qui font leur effet.

F : Quelques répliques cinglantes.

D : Le héros est acerbe et sarcastique.

V : Il y a un côté très second degré.

F : Déjà avec le gardien de la crypte, ça donne bien le ton. A partir de cette petite introduction, tu sais que l’ensemble sera plutôt humoristique. Mais je ne me souviens plus si c’est le cas de tous les épisodes.

D : On va le découvrir ! On lance la suite !

Episode 2 : Nuit de Noël pour femme adultère

Un psychopathe déguisé en Père Noël terrorise une femme et sa fille…

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D : Celui-là est dans un autre style que le premier. Il est plus incisif, plus dynamique, plus percutant.

V : On garde le même ton humoristique et le second degré. Mais c’est vrai que c’est plus pêchu et plus gore.

D : On aurait pu imaginer celui-là en premier du coup, comme pilote pour créer une bonne accroche. C’est vraiment efficace.

F : Le coup du tisonnier dans la tête dès les premières secondes, ça donne le ton tout de suite.

D : Et cette fois on a moins l’impression de parachutage ou de précipitation à la fin.

F : Moi j’ai quand même trouvé la fin assez abrupte.

D : Oui abrupte mais ça fait plus chute que fin précipitée.

F : On se doute de ce qui va arriver, pas besoin d’en dire plus c’est suggéré.

V : L’héroïne va défoncer le Père Noël et puis voilà (rires)

Le coup du tisonnier dans la tête dès les premières secondes, ça donne le ton tout de suite.

F : Et ce qui est drôle? c’est que la situation se retourne contre eux comme dans le premier épisode où le bourreau se retrouvait sur la chaise du condamné. Là, elle commence par tuer un mec et finit dans la peau d’une victime.

D : On verra sur les prochains épisodes mais je me demande si ce n’est pas le principe même de la série, le coeur du concept.

V : Tu sais que ça va se retourner contre la personne mais tu ne sais pas encore comment. J’ai trouvé celui-là bien écrit et du coup la fin bien amenée. On prend le temps en 26 minutes d’installer tous les éléments : la femme qui tue le mari, l’annonce radio alors qu’elle sort le corps, le fait qu’elle ne puisse pas appeler la police parce que le corps est toujours à l’extérieur… Tout est pensé ! C’est très efficace, pour 26 minutes c’est balaise.

D : C’est Robert Zemeckis qui a réalisé celui-ci et c’est loin d’être un débutant. Déjà à l’époque il avait fait ses preuves.

F : Par contre, un moment, on voit la porte qui se claque et les clés qui tombent à l’intérieur comme si ça avait une importance mais au final la porte n’est jamais verrouillée. Elle arrive toujours à rentrer chez elle. Même plus tard, quand elle utilise le porte parapluies pour bloquer la porte et que le truc en question tombe, au final elle arrive quand même à rentrer chez elle. Du coup ça m’a donné l’impression d’une légère incohérence…

V : Une fausse piste tout simplement pour créer de la tension et du suspens. Par exemple lorsqu’elle ouvre la fenêtre de la chambre de sa fille, on s’attend à ce que le tueur passe par là mais c’est finalement la petite qui va redescendre avec lui par l’échelle. On te fait croire que tu vas dans une direction et finalement ça part dans une autre. C’est pas évident d’exploiter ce format aussi bien. On est dedans direct.

D : c’est très condensé mais le rythme reste constant et on est vraiment tenu en haleine jusqu’au bout.

F : Un format court comme celui-là est plus souvent réservé à des feuilletons il me semble. Là ils arrivent à nous proposer deux histoires courtes, unitaires, très différentes et qui fonctionnent bien.

En conclusion, un bon début pour cette série que l’on redécouvre avec joie. Affaire à suivre pour les épisodes suivants.