Synopsis

Arthur Kipps, jeune notaire à Londres, est obligé de se rendre dans le petit village perdu de Crythin Gifford pour régler la succession d’une cliente récemment décédée. Dans l’impressionnant manoir de la défunte, il ne va pas tarder à découvrir d’étranges signes qui semblent renvoyer à de très sombres secrets. Face au passé enfoui des villageois, face à la mystérieuse femme en noir qui hante les lieux et s’approche chaque jour davantage, Arthur va basculer dans le plus épouvantable des cauchemars…

La critique

Connaissez-vous la Hammer films ? Je ne vais pas m’étendre sur le sujet mais il faut préciser que ce film signe le grand retour de cette société de production britannique mythique, née en 34 quand même et qui a fait la gloire d’un certain Christopher Lee entre autre. C’est pourquoi je me devais de voir ce film.

La Hammer reprend du service et pour fêter son retour comme il se doit, quoi de mieux qu’une histoire se déroulant dans une Angleterre victorienne en rappel à toute la production qui a fait son succès.

On est donc dans une histoire classico-classique avec ses bâtisses labyrinthiques à faire flipper Ariane , ses fantômes, et ses sombres secrets difficiles à décrasser.

La dame en noir de James Watkins (2011) | Critique
La dame en noir de James Watkins (2011) | Critique
La dame en noir de James Watkins (2011) | Critique

Le film ne révolutionne rien et bon dieu que ça fait du bien. Il respecte les règles éprouvées du genre. Pourtant, le scénario se dévoile avec finesse comme étant plus profond qu’il n’y parait au fil des pesantes minutes et de la tension grandissante.

Cette profondeur s’accroit au fil des indices glanés ici et là par un personnage principal qui subira tout le long du film et par la force des choses la malédiction planant sur le petit village victime de son passé.

L’ensemble progresse lentement et intelligemment. Le risque de lassitude est évité grâce à une histoire et une réalisation qui ménagent les effets. La caméra évolue avec une élégance toute britannique et une efficacité à faire dresser les poils du séant lorsque la narration l’impose.

Forcé de porter le film à lui seul puisque l’on partage son point de vue en permanence, Daniel « Potter » Radcliffe s’en sort honnêtement. Il joue suffisamment bien pour qu’on oublie le jeune sorcier boutonneux et qu’on suive confiant ce pauvre gars qui a du mal à sortir son épingle de ce jeu perdu (?) d’avance.

La thématique de la relation parent/enfant évoquée dans ce film m’a rappelé Mama qui a déjà l’objet d’une critique par chez nous. Je me suis interrogé sur le fait que La dame en noir fonctionnait mieux que son copain hispanique. Comment deux films respectueux du genre et à la thématique plutôt proche pouvaient se différencier à ce point en terme de résultat ?

Et cela a mis en valeur le tour de force du film anglais. Alors que dans Mama le concept avait tendance à se détacher du côté fantastique de l’histoire, James Watkins et son scénariste ont su faire émerger la thématique d’une bonne histoire d’épouvante simple et efficace que l’on pouvait attendre d’une société de genre comme la Hammer.

Avec cette belle petite production, la société semble évoluer et s’ancrer dans notre époque sans renier ce qui fait sa marque. Espérons qu’elle poursuive sur cette prometteuse lancée. Affaire à suivre de près.

VALGUR