Avec

 Stephen Lang

Année :

 2021

Pays :

 États-Unis

Durée :

 99 min

Genre :

 Horreur, Suspense

Production :

 Screen Gems, Stage 6 Films, Ghost House Pictures, Good Universe

La sentence
 
Plein les mirettes

Synopsis

Plusieurs années se sont écoulées depuis les événements tragiques vécus par l’aveugle, Norman Nordstrom. Ce denier vit désormais, paisiblement dans sa maison, en compagnie de Phoenix, une jeune orpheline qu’il a recueillie et élevée comme sa propre fille. Mais cette tranquillité va être troublée par des individus mal intentionnés qui font irruption dans leur domicile, animés par de bien funestes projets…

Notre avis

Comme son titre l’indique sans ambiguïté, Don’t Breathe 2 est bien la suite logique de Don’t Breathe : La maison des ténèbres  réalisé par Fede Alvarez. Ce dernier cède ici sa place au jeune scénariste et réalisateur uruguayen, Rodo Sayagues qui a déjà collaboré avec lui sur le scénar’ de Don’t Breathe mais également sur l’excellent remake dEvil Dead.

Au casting de ce second volet, on retrouve avec grand plaisir, l’acteur Stephen Lang, toujours aussi aveugle mais non moins charismatique. Il apparait néanmoins vieilli par rapport au premier opus, beaucoup moins imposant physiquement. L’on se souvient de ce soldat aveugle et costaud ayant mené la vie dure aux malheureux cambrioleurs qui ont eu la mauvaise idée de pénétrer à l’intérieur de son domicile dans le premier volet. Norman Nordstrom aura donc finalement pu réaliser son rêve de devenir papa puisqu’on le découvre à présent dans un rôle de père bien évidemment surprotecteur vis-à-vis d’une jeune fille qu’il a recueillie. Le spectateur découvre ici un aspect plus humain de la personnalité de cet ancien soldat rustre et antisocial. Ce rôle de père semble avoir réveillé chez lui une étincelle d’humanité et des sentiments enfouis ce qui en fait un personnage plus attachant que dans le premier épisode. Mais le naturel ne s’en va pas aussi aisément et les événements vont faire ressurgir « la bête » qui sommeillait depuis plusieurs années.

Par certains aspects, ce film me fait un peu penser au  Logan de James Mangold mettant en scène un Wolverine vieilli, fatigué, abîmé par le temps et la maladie mais qui se découvre une fibre paternelle sur le tard. Pour le reste, le réalisateur suit une trame quasiment identique à la première, ayant bien compris qu’on ne change pas une bonne recette. Mais un peu à l’image du premier volet, il existe un fil rouge qui se déroule tout au long de ce film et qui permet au spectateur de joindre les bouts d’un scénar’ bien construit et pensé à travers des desseins amoraux et carrément machiavéliques que je vous laisserai découvrir.

Au plan de la mise en scène et de la réalisation, rien à redire, c’est plutôt maîtrisé et efficace à l’instar du premier. Même si Alvarez n’est pas aux commandes ce coup-ci, il demeure présent en tant que producteur avec Sam Raimi et a également participé au scénario. Notre réalisateur a donc certainement pu s’entourer de leurs conseils avisés. Le spectateur a droit à quelques scènes brutales lorsque l’appétence de Norman pour la violence s’exprime à nouveau au grand dam des cambrioleurs qui sont venus troubler sa tranquillité. Tous les bons ingrédients ayant fait le succès du premier sont présent dans le second qui s’inscrit vraiment dans une continuité en évitant intelligemment le piège du plagia. L’évolution du personnage récurrent (l’aveugle) est vraiment ce qui apporte une plus-value dans ce film qui se situe davantage dans le registre du bon thriller que de l’horreur ou de l’épouvante pure et dure.

Le final est plutôt bien amené ce qui est loin d’être toujours le cas et permet à la tension de monter crescendo sans jamais retomber mais aussi de garder une belle cohérence du début jusqu’à la fin. Pour l’instant, on assiste donc à un sans faute pour le duo Alvarez/Raimi depuis la sortie du remake dEvil Dead. On attend avec impatience le prochain projet !

DARKO

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