Avec

 Gillian Jacobs, Matthew Zuk, Kiana Madeira

Année :

 2021

Pays :

 Etats-Unis

Durée :

 114

Genre :

 Epouvante

Production :

 Netflix

La sentence
 
Final qui tabasse

Fear Street Partie 3: 1666 est l’ultime conclusion de la trilogie de Netflix, équivalent sans son approche narrative à une mini-série hebdomadaire. Alors que l’épisode précédent, 1978, était un slasher hommage assumé, celui-ci prend son envol et donne à la série son identité propre.

Le film est divisé en deux parties. La première se déroule en 1666, dans laquelle Deena (Kiana Madeira) devient Sarah Fier et découvre la vérité sur ce qui lui est arrivé ainsi que la naissance de la terrible malédiction qui plombe la pauvre ville de Shadyside. Une fois les racines extirpées, nous voici, seconde partie, à nouveau en 1994, soit à la suite directe de l’épisode 2.

Côté ambiance, Fear Street Part Three : 1666 est certainement l’épisode le plus effrayant de la franchise. Les choix narratifs et visuels sont bien plus sombres. D’entrée de jeu, un sentiment de malaise imprègne la ville d’Union (avant qu’elle ne soit divisée en Shadyside/Sunnyvale), malaise exploitant les connaissances narratives du spectateur aux faits des 2 épisodes précédents. En effet, l’une des premières séquences donne le ton lorsque Sarah Fier et son frère, Henry (Benjamin Flores Jr.) utilisent un couteau pour sortir un bébé porcelet du ventre de la mère. Peu après celle du pasteur de ville assassinant brutalement les enfants d’Union enfonce le clou.

Afin de maintenir une cohérence d’ensemble, les auteurs ont l’ingéniosité de réutiliser les mêmes acteurs en lieu et place des ancêtres maudits. Ainsi malgré une rupture de ton pouvant choquer, 1666 maintient un fil rouge qui rassure son spectateur.

La première moitié s’intéresse de plus près aux différents personnages de la franchise ainsi que les sombres liens qui les unis. C’est pourquoi cet ultime épisode apporte son lot de profondeurs mais aussi de rebondissements narratifs essentiels pour un final en apothéose.

Et c’est grâce à cette écriture précise des personnages, que les acteurs se révèlent enfin. Loin d’être mauvaise dans les épisodes précédents, celle-ci fait la part belle aux prouesses des comédiens donnant par un jeu plus nuancé de l’épaisseur à leur rôle respectif.

Ce jeu juste permet alors aux auteurs de dérouler une critique sévère mais réaliste d’un puritanisme misogyne présenté comme une menace latente et peut être même intemporelle vis à vis de la gente féminine qui n’a qu’à bien se tenir.

Le film profite également de cette première partie lente et pesante, pour envoyer d’autant plus de bois dans sa seconde. Les tueries sont alors plus vicieuses que jamais, la musique devient plus explosive et urgente, tandis que Deena, Josh et Catherine Berman (Gillian Jacobs) tentent de piéger les tueurs du côté Shadyside à l’intérieur du centre commercial près de l’arbre suspendu. Et quelle idée géniale que celle convoquant tous les tueurs de la franchise afin qu’ils s’entretuent les uns les autres dans une pré conclusion parfaite du genre.

Si vous avez été déçu par le manque d’enjeux et de personnages convaincants de 1978, Fear Street Part Three : 1666 résout ce problème et élève tout en la concluant brillamment cette trilogie à une production extrêmement divertissante et  maline. A découvrir.

VALG

L'article t'a intéressé ? Dis-le nous !

Abonne-toi pour ne rien manquer !
1 like = une cervelle fraîche pour un petit zombie