Avec

 Maya Hawke (II), Charlene Amoia, David W. Thompson

Année :

 2021

Pays :

 États-Unis

Durée :

 105 min

Genre :

 Épouvante, Horreur

Production :

 Netflix

La sentence
 
Réchauffé
Bande-annonce de Fear Street, Partie I : 1994

Fear Street, Partie 1 : 1994 est, comme son nom l’indique, le premier volet d’une trilogie adaptée des romans de l’écrivain américain R.L.Stine. Ce dernier est notamment l’auteur de la série Chair de Poule qui est la série de romans pour enfants et adolescents la plus vendue au monde. Chaque film de la trilogie explore une époque différente avec comme fil rouge la ville de Shadyside et les horreurs qui s’y déroulent.

Avant d’aborder ce film et potentiellement cette trilogie, il est nécessaire à mon avis de se poser la question de la cible visée. En l’occurrence, la cible ici est clairement identifiée comme étant le public ado. Là où les adultes et amateurs d’horreur pourront y trouver leur compte, ce sera probablement dans le côté “hommage” au genre de ce long métrage dont les références affichées échapperont peut-être aux ados. La référence directe la plus évidente est Scream (déjà 25 ans..) avec son “Ghostface” et la bande d’adolescents en mode survie mais également d’autres films de cette époque dans la même veine comme Souviens-toi l’été dernier. Fear Street souffre malheureusement de la comparaison avec des personnages manquant d’intérêt et de profondeur. L’intention semble de proposer des personnages en proie aux difficultés de leur âge, leurs complexes, la découverte de leur sexualité mais cela est traité de manière bien trop superficielle et presque caricaturale.

Le pitch est assez classique, peut-être trop pour vraiment susciter l’intérêt du spectateur. L’histoire semble avoir été vraiment prévue pour se déployer sur trois parties et l’on reste un peu sur notre faim à la fin de cette première partie. J’attends donc de voir l’intégralité de cette trilogie pour me faire une opinion définitive et juger de la cohérence d’ensemble.

La mise en scène manque de caractère et le réalisateur use et abuse des fameux jumpscares malheureusement souvent à mauvais escient. Aucune séquence ne provoque de frayeurs, ce qui est un comble pour un film d’horreur et donc assez décevant. Pour des scènes de violence jubilatoires, il faudra attendre la toute fin du film mais Fear Street est clairement trop timide sur ce point. Ce qui nous ramène à la cible visée, le grand public. On ne peut décemment pas faire un bon film d’horreur “pour toute la famille” avec le risque d’en lisser toutes les aspérités. C’est mon avis, mais est-ce possible ? La question est ouverte et je serais curieux de connaître votre opinion.

Côté casting, on retrouve une seule tête connue en la personne de Maya Hawke, fille d’Ethan, que l’on a découvert dans la dernière saison de Stranger Things. Elle fait une apparition éclair au début du film. Pour le reste, de jeunes acteurs inconnus dont la performance est honorable. Il est curieux de noter que la distribution est quasi intégralement composée d’ados et post-ados hormis le shérif et son air suspect.

Par ailleurs la bande-son est vraiment de qualité et nous ramène aux grandes heures musicales des années 90 avec Nine Inch Nails, White Zombie, Iron Maiden, The Prodigy et j’en passe.

Bref, Fear Street est un téléfilm en 3 parties. Aucune sortie cinéma n’est prévue a priori. Les trois films sortent sur Netflix pendant ce mois de juillet de façon très rapprochée. Ma critique semble un peu dure mais j’ai tout de même passé un bon moment devant ce long-métrage qui sollicite nos souvenirs et notre nostalgie de ce qu’était un bon film de slasher.

La semaine prochaine on vous parlera de la suite : Fear Street, Partie II : 1978.

FONZI

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1 like = une cervelle fraîche pour un petit zombie