Synopsis

Quelque chose d’effrayant s’est produit sur les côtes d’Erin Island, un calme petit village irlandais. Des pêcheurs ont mystérieusement disparu, des baleines mutilées se sont échouées sur la plage. Seul un pêcheur continuellement ivre a échappé au danger. Les villageois vont en déduire que la seule façon de survivre c’est de boire et d’être vraiment saoul.

La critique

Grabbers de Jon Wright (2012) - Critique

Quand Hot Fuzz rencontre des créatures d’outer space ça donne Grabbers. C’est un petit film sans prétention aucune, on passe un assez bon moment. L’histoire paraît quand même assez surréaliste mais on se prête au jeu assez facilement et on y croit complètement. Cependant, et c’est là le défaut majeur du film, il faudra vous armer de patience. Le côté absurde de la situation tarde vraiment à prendre de l’ampleur. De ce fait, on nous sert un film un poil trop sérieux durant toute la première heure alors que le côté grotesque de l’histoire méritait vraiment d’être grossit dès le départ. Finalement, au lieu d’avoir un métrage complètement loufoque de A à Z, on se retrouve avec une œuvre qui ne sait pas sur quel pied danser. Dans le genre Aliens vs Rosbif, Attack the Block montrait tout ce qu’on attend d’un scénario déjanté comme celui-ci, à savoir des personnages caricaturaux qui n’hésitent pas à jouer les Rambo face à la menace. La longue hésitation sur le devenir des protagonistes dans Grabbers se fait vraiment sentir, mais on ne boudera pas pour autant une seconde partie de film jouissive.

Grabbers de Jon Wright (2012) - Critique

Bien que l’intrigue prenne tout son temps à se mettre en place, les effets spéciaux sont vraiment de très bonne facture et nous permettent de nous tenir en haleine (sans mauvais jeu de mots hein !) jusqu’à son twist final faisant office de petit clin d’œil à l’excellent Critters de Stephen Herek. Parlons-en des références ! La manière dont les créatures s’attaquent aux hommes reprend le même principe de contamination de l’hôte que celui de l’alien du film éponyme. L’apparence globale de la créature ici fait également penser au facehugger du film de Ridley Scott. On notera aussi un amour prononcé pour le cinéma de George A. Romero et notamment de La Nuit des Morts-Vivants allant même jusqu’à le montrer ouvertement lors d’une scène où l’un des protagonistes est tranquillement affalé devant. Je vous laisse le soin de chercher les quelques autres références qui parsèment le film, on y sent un véritable amour du genre de la part de Jon Wright et c’est ce qui fait de Grabbers une œuvre à ne pas négliger pour autant.

Grabbers de Jon Wright (2012) - Critique

En dépit du fait que le film prend vraiment son temps, il se pourrait bien que certain(e)s d’entre vous y trouvent leur compte. Si vous êtes amoureux des bestioles bizarres issues de clonages génétiques à l’instar d’un Sharktopus, ce film est fait pour vous. Bien évidemment, le budget étant un poil plus conséquent ici, l’œuvre se veut nettement plus appréciable. Dernière petite chose, pour les âmes sensibles, le film n’a vraiment rien de gore comme le laisse supposer sa bande-annonce. Armez-vous de vos meilleures pintes, il est hors de question d’affronter la bête en dessous de 3g d’alcool dans le sang alors profitez-en…pour une fois qu’on peut laisser la modération aux chiottes, pourquoi s’en priver ?

TONYO