Avec

 Sawyer Spielberg, Malin Barr, Barbara Kingsley

Année :

 2021

Pays :

 Etats-Unis

Durée :

 117 min

Genre :

 Epouvante

Production :

 Dark Star Pictures

La sentence
 
Malin
Bande-annonce de Honeydew

Ecrit et réalisé par Devereux Milburn, Honeydew est une exclusivité de la plateforme Shadowz, film venu tout droit des Etats-Unis et disponible à partir du 23 avril 2021 en France. 

Ce long-métrage relate l’histoire d’un jeune couple contraint de trouver refuge dans la maison d’une vieille fermière et de son fils pas très éclairé. Ils commencent bientôt à avoir des envies étranges et des hallucinations.

Loin du fameux High Concept dont j’ai maintes fois parlé, apanage des ricains toujours au bon endroit pour gagner des thunes, Honeydew est un film à thème. Milburn prend le parti de développer une idée quitte à risquer de perdre une partie de ses spectateurs.

Dans une époque où la frénésie est de mise, le jeune réalisateur qui signe son premier long, prend le contre pied de cette tendance et revient à ce qui a fait  le succès de bons nombres de métrages de genre des années 70.

Aux jumpscares minutés, il préfère une ambiance pesante, lourde et même poisseuse sans jamais tomber dans l’excès. Dès les premières images accompagnées d’un sound design très particulier et bien amené, Honeydew impose une atmosphère très étrange et pourtant totalement ancrée dans une réalité qui est la nôtre. 

La réalisation ne transpire d’ailleurs pas d’un budget indécent. Peu d’acteurs et d’effets peuplent cet univers sombre. L’essentiel de la narration est basé sur la mise en scène. Milburn est un cinéaste qui maîtrise parfaitement son médium. Aidée de références classiques  évoquées dès le générique d’entrée avec sa typo plein écran et ses split screen peut être parfois trop clipesques, le réalisateur joue des codes du genre pour servir son propos qui se clarifie avec effroi tout au long de son histoire.

Honeydew parsème des indices de plus en plus évidents pour nous conduire à un final qu’on espère voir évité jusqu’à la dernière minute..

Le spectateur avance à taton au rythme des découvertes et mésaventures de nos 2 protagonistes qui évoluent peut être parfois un peu trop naïvement dans cet univers étrange d’une Amérique profonde qui conserve un équilibre entre étrangeté et caricature.

Et c’est cette étrangeté presque lynchienne couplée à l’envie d’en savoir plus, qui maintient, malgré une lenteur constante, le spectateur en éveil. Milburn évite tout effet gratuit et mise tout sur son histoire afin de servir un propos qui visiblement lui tient à cœur.

En effet, l’auteur de ce métrage savamment construit, se sert du genre pour évoquer la maltraitance animale. D’ailleurs l’héroïne de Honeydew se dit vegan dès les premières minutes du film. 

Mais là où nombre de réalisateurs dit “engagés” oublient le cinéma pour démontrer lourdement un propos qui finit par se casser les dents, Milburn montre les choses minutieusement. Il s’efface pour laisser parler son film. Honeydew ne souffre jamais d’un argumentaire chiant mais profite réellement de son propos pour nous servir une production respectueuse du genre qu’il affectionne sans aucun doute. Alors, carnassiers, n’ayez crainte, en tant que mangeur de bœuf j’ai pris un malin plaisir à savourer cette petite pépite cinématographique. 

Le film est en exclusivité sur la plateforme Shadowz alors n’hésitez pas à le regarder pour vous faire votre propre avis et venir ici le partager avec nous !

VALG

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1 like = une cervelle fraîche pour un petit zombie