Avec

 Tom Atkins, Robert Englund, John Carpenter

Année :

 2020

Pays :

 Etats-Unis

Durée :

 60

Genre :

 Documentaire

Production :

 Robin Block Production

La sentence
 
A dévorer

Le premier épisode de In Search in Darkness Part 2 signe le grand retour de ce documentaire fleuve réalisé avec passion par David A Weiner et scindé en plusieurs épisodes à l’image des franchises de genre qui ont fait la gloire de ce cinéma dans les années 80.

Rien de bien novateur dans cette nouvelle mouture par rapport à son prédécesseur, la structure et tout le reste d’ailleurs suit le même schéma. On navigue de manière chronologique en mettant en avant les films les plus marquants de cette décennie. Cette avancée est savamment entrecoupée d’un thème plus large mâtiné d’exemples plus grands guignolesques les uns que les autres et d’anecdotes d’intervenants majeurs de l’époque tels que Savini, Atkins et j’en passe.

Formellement, Weiner prend son sujet pour modèle, nous assénant, pour notre plus grand plaisir, un flux continue et boulimique au montage évocateur, de productions gores dans lesquelles le rire côtoie le frisson.

Petit topo de ce que nous raconte ce nouvel épisode.

On démarre avec un premier chapitre évoquant l’influence des classiques de l’horreur sur la production des eighties et leurs “auteurs”. Chacun y raconte son amour d’enfance du cinéma d’horreur en mettant en avant son film le plus marquant, ce qui donne lieu à une petite mise en abîmes des flashbacks par un renvoi vers les productions majeures des années 40 et 50, cultes et nanar amalgamés.

Humanoids from the deep



Une fois ce premier thème survolé, on embraye sur la collection de films nés en 1980.
Focus sur :

Inferno le second opus de sa trilogie des mères et son lot d’extraits gores saupoudrés de grand guignol à l’image du plan final de la mort qui fait son apparition.

Humanoids from the deep, production estampillée Roger Corman et réalisée par une femme Barbara Peeters, qui surfe sur la grosse vague d’exploitation du sexe et du gore avec des créatures pas si dégueus niveau rendu.

Mother’s day, réalisé par Charles Kaufman, frère de Loyd, et oui le patron de Troma. On a là un film pastiche de La dernière maison sur la gauche en plus barré mais non moins sombre par son côté torture porn poussé à l’extrême
.

Terror Train avec une Jamie Lee Curtis au top de sa forme et aux cordes vocales bien affûtées.

Alligator dans lequel un alligator, comme son nom l’indique, arpente les égouts et en sort de temps à temps pour casser la croûte.

Et enfin le chef-d’oeuvre de Ken Russel Altered States et ses visuels psychés.

Dario Argento

Le second thème suit rapidement les traces du Giallo Italien. Et bien entendu il ne fait pas l’impasse sur les incontournables maestro Lamberto Bava, Lucio Fulci et Dario Argento, dont on retient l’excès visuel et surtout le profond respect du genre qui en font des auteurs à part entière. Weiner y évoque au travers de ses intervenants les caractéristiques et la redondance des motifs du genre transalpin et l’anecdote typique de l’époque des doublages mal foutus qui donnèrent un charme supplémentaire à nombre de ses productions souvent fauchées.

On redémarre ensuite le petit voyage avec les productions de 1981.

Focus cette fois sur :

The funhouse de Tobe Hooper, sorte de quasimodo de foire qui dégomme un à un la jeunesse insouciante qui passe là.

Omen 3, dernier opus de l’antéchrist interprété par Sam Neill qui fit connaître l’acteur aux yeux de l’Amérique.

Le deuxième rejeton de la franchise Vendredi 13 considéré comme le plus effrayant des épisodes.

Graduation Day, slasher au petit budget ayant rapporté 24 millions de dollars, preuve de l’engouement boulimique pour ce genre de productions à cette époque.

The boogens et sa créature pondue à la dernière minute qui n’a pourtant rien à envier aux bestioles stars du cinéma.

Dead and Buried et sa blonde d’infirmière, ange de la mort, qui lança Stan Winston aux effets spéciaux.

Nightmare, slasher raconté du point de vue de son antagoniste, ce qui a fait bondir les spectateurs de Times Square.

Saturday the 14th, si si ça a existé, loufoquerie improbable diffusée alors sur HBO à heure de grande écoute.

Enfin on termine cette heure tonitruante avec un dernier thème assez classique, peut-être le plus faible de cet épisode, le métier d’acteur dans les films d’horreur, dans lequel chacun évoque son approche du métier et l’importance de l’écriture, et là on rigole, des personnages du film.

En bref, que du bon pour ce premier épisode de seconde partie qui reprend les mêmes bonnes ficelles que son grand frère pour un plaisir nostalgique qui nous fait frôler le claquage de rétine.
A dévorer en exclu française sur Shadowz

VALG

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1 like = une cervelle fraîche pour un petit zombie