On s’est réuni avec la secte à l’occasion de la XXIIe édition de l’Étrange Festival. On n’a pas tout vu mais on s’est fait une sélection plutôt hétéroclite de 5 films. Vous trouverez ci-dessous nos avis sur chacun de ces films.

THE NEIGHBOR

Note moyenne : 3,3/5

Synopsis : Lorsque John rentre chez lui, il découvre que Rosie, sa compagne, a disparu. Il se rend chez son voisin, mais personne ne répond. Il pénètre dans la demeure et découvre au sous-sol plusieurs personnes séquestrées dans des cages… dont Rosie.

Fonzi : Des qualités et pas réellement de défaut majeur sur ce film. Marcus Duncan, le réalisateur, a déjà du métier et ça se sent. Tout est assez maîtrisé. L’écriture en premier lieu qui ne laisse rien au hasard et qui ne montre rien gratuitement. Tout ce qui est présenté, tous les personnages et leurs actes ont un intérêt dans la narration. Le son est également très travaillé, de la musique aux bruitages, l’habillage sonore est de bonne facture. Comme j’suis pas une crevure, j’ai commencé par le positif… mais ce film n’a vraiment rien d’indispensable. C’est une histoire très linéaire, prévisible et qui manque d’âme. Les « méchants » notamment auraient mérités d’aller beaucoup plus loin dans le sordide et la perversité. A quoi sert d’avoir une « Boom boom room » au sous-sol si on ne fait que passer devant une porte fermée sans même un petit fond sonore ? C’est frustrant… Ce film m’a un peu fait penser à un épisode d’Esprits Criminelsou d’autres séries de ce genre, bien fait, efficace dans cette catégorie mais bien insuffisant pour en faire un bon film de genre. Le générique promettait pourtant quelque chose d’intéressant avec une image crasseuse, un montage nerveux et une bonne bande son mais ça reste bien trop timide pour moi…

Ma note : 3/5

the neighbor

Darko : Un bon film qui reprend tous les codes du genre sans franchement les transcender mais l’ensemble demeure bien ficelé et maîtrisé. La faiblesse de ce film réside dans sa retenue. Il ne va pas assez loin dans ce qu’il donne à voir. Des idées certes intéressantes mais insuffisamment exploitées. Le sous-sol de cette demeure aurait mérité davantage de scènes chocs que l’on attend un peu dans des métrages de ce genre. Il est vrai que la motivation des « méchants » est demeurée assez faiblarde ce qui ne permet pas d’aller en profondeur et c’est bien dommage. Pour moi, ce film ne tient pas vraiment toutes ses promesses de départ pourtant prometteur. Dans l’ensemble, le spectateur s’y retrouve mais reste un peu sur sa fin d’autant que celle-là est un peu vite torchée.

Ma note : 3,5/5

the neighbor

Valg : On a là un premier long métrage au traitement nerveux qui arrive à magnifier une histoire pourtant bancale et assez banale. Le job est rempli grâce à une mise en scène tendue, inspirée sans être trop maniériste si ce n’est la fin qui part un peu en vrille. Disons que le réalisateur, fier de son climax explosif a tendance à en faire un peu trop. Le soucis de l’histoire proprement dite est son manque de cohérence. Il y a des clins d’oeil pas totalement assumés et des fausses pistes qui ne sont pas clairement communiquées en tant que telles. Et à vouloir faire subtil et original, on se retrouve avec des méchants qui tombent un peu à plat, à la limite des gentils méchants des films Disney. Reste une première production plus que correcte qui tient le spectateur en haleine, des acteurs qui croient en leur personnage et un réalisateur met ses tripes dans sa manière de filmer la noirceur, la violence et la crasse. Avec un vrai scénario coup de poing et bien ficelé, sûr que Marcus Duncan nous pondra un sacré petit chef-d’oeuvre pour sa prochaine réalisation.

Ma note : 3,5/5

WE ARE THE FLESH

Note moyenne : 3,3/5

Synopsis : Lucio et sa sœur Fauna déambulent dans un Mexique en ruine à la recherche de provisions. Dans un bâtiment abandonné et dévasté, ils rencontrent un homme qui va les entraîner dans un torrent de perversités, de violence et de folie.

Fonzi : Ça c’est ce que j’appelle un putain d’OVNI cinématographique. J’étais persuadé qu’on se matait un film post-apocalyptique dans lequel deux gamins cherchent un abri et de la bouffe et je pense que le réalisateur veut nous emmener sur cette piste là. Pendant un temps du moins. Mais il se trouve que c’est une « histoire » bien différente qui s’offre à nous. Visuellement j’ai trouvé ce film très réussi, que ce soit les plans et cadrages, les lumières ou les couleurs. On est d’ailleurs plus dans de « l’art vidéo » ou les acteurs exécutent une sorte de performance que dans un long-métrage de cinéma à proprement parlé. Il y a beaucoup de scènes choc, notamment des scènes de sexe explicites et de surcroît incestueuses. L’utilité de telles scènes n’est pas évidente de prime abord. Le réalisateur nous entraîne avec ses personnages au fond du gouffre (c’est le cas de le dire…) et il devient de plus en plus difficile pour le spectateur de dissocier la réalité du délire de camé. Il faut laisser le temps à ce film de se décanter et pour les plus courageux éventuellement le revoir une seconde fois. La fin est capitale et permet de remettre tout le film en perspective et d’en comprendre les tenants et les aboutissants ou à défaut, de se faire sa propre interprétation. C’est un film hors du temps et des tendances actuelles et qui ne peut pas faire de mal à un cinéma de plus en plus formaté.

Ma note : 4/5

we are the flesh

Darko : En ayant lu le synopsis de ce film avant visionnage et relu après visionnage pour s’en convaincre, rien mais absolument rien ne laissait présager de ce que l’on allait découvrir là. C’est donc une réelle surprise que nous livre ce jeune réalisateur mexicain. Ce film qui reprend la thématique bien connue du film post-apocalyptique la traite de manière très personnelle et bien en profondeur sur un mode pour le moins inattendu. Il est assez difficile de pénétrer l’univers pour ne pas dire le délire du réalisateur et d’en comprendre le sens. Ce métrage, beaucoup trop long pour ce qu’il cherche à montrer, n’épargne pas le spectateur qui subit de plein fouet une avalanche de scènes violentes limite pornographiques, crues et gratuites. L’accent est clairement mis sur le rebutant et la provoque. Ce film est un modèle de politiquement incorrect et fait voler en éclats des tabous comme celui de l’inceste. Rien n’est suggéré, tout est montré et le message passe pas la force des images qui finissent par gêner de part la surenchère et l’insistance. Quand on pense que c’est terminé, c’est pour mieux repartir sur d’autres perversions.
Au final, un film assez surprenant par son aspect dérangeant et imprévisible. Le décalage entre le synopsis et la manière dont cela est traitée parait intentionnelle tant cela semble sauter aux yeux. Un film qui demeure tout de même difficilement accessible, dur et à ne pas mettre entre toutes les mains… Pour un public averti plutôt deux fois qu’une!

Ma note: 3/5

we are the flesh

Valg : Alors là, grosse claque et pas dans le bon sens. Je dirai même être sorti de la salle avec un bon mal au derrière. Entre le synopsis, certes assez flou, et une interdiction à -12, je m’attendais à tout sauf à ça. En gros, j’ai le sentiment d’avoir subi un porno arty un poil sans le sous et bien évidemment en référence aux productions MTV, la verve en moins, des années 80. Le synopsis que l’on ne retrouve finalement qu’à la fin de ce métrage assez court pour un long et qui m’a semblé interminable est un prétexte pour un défouloir plastique qui peine à nous faire partager son délire. J’ai eu l’impression de voir un film de fin d’étude d’étudiant en école des Beaux-Arts.
Bon, ça, c’est l’avis à chaud. Ce que ce film a de particulier, c’est qu’il se poursuit dans la tête, fait réfléchir, fait parler de lui. Et de fil en aiguille, après le sentiment de s’être fait enfiler, on se rend compte qu’il n’est pas dénué d’intérêt et que tout ce qui semblait obscur prend son sens petit à petit. En résumé il s’agit d’un film atypique, que l’on pourrait estampillé d’expérimental. Bien que dans le genre, le travail plastique a connu plus inspiré et approfondi, We are the Flesh est là pour rappeler que le cinéma ne se résume aux production Blumhouse ou Marvel. Et ça ça fait plaisir.

Ma note : 3/5

SAM WAS HERE

Note moyenne : 3/5

Synopsis : Perdu au fin fond du désert californien, un démarcheur cherche de nouveaux clients en passant de village en village. En vain. Alors que sa voiture tombe en panne et qu’un tueur rôde dans la région, il va découvrir l’hostilité de la population locale et sombrer peu à peu dans la paranoïa…

sam was here

Fonzi : C’est un premier long-métrage, ce qui peut expliquer certaines maladresses et c’est français, ce qui va me pousser à un peu plus d’indulgence car les films de genre français ou réalisés par une équipe française ne sont pas légion. Le concept du film est simple mais efficace. Les références sont plus ou moins subtiles (La colline a des yeux, Chute libre, Rubber…) mais on se prend au jeu et on a envie de savoir ce qui se trame dans la tête de ce gars. Pourquoi tout le monde veut sa peau ? Est-il fou ? Tout cela est-il réel ? Christophe Deroo, le réalisateur, nous lance sur plusieurs pistes a priori intéressantes tout en nous laissant malheureusement sur notre faim. C’est comme si les scénaristes avaient mis dans leur film toutes les idées balancées pendant le brainstorming mais que seules quelques-unes avaient réellement abouti dans la narration finale. On a un goût d’inachevé et parfois même d’autocensure, notamment sur les scènes de violence. Comparé à We are the flesh qui en montrait peut-être trop, cette fois-ci on voudrait en voir bien plus. C’est trop timide. Un mot sur Rusty Joiner (qui interprète Sam)… mais c’est quoi ce choix de casting ?! Si vous ne connaissez pas ce gars, je vous invite à googliser son nom. On est bien loin du VRP de base. Imberbe, bodybuildé, beau gosse, la mèche blonde. Pas vraiment mauvais acteur mais pas charismatique pour un sou. Pareil pour la musique ou le traité de l’image, le rendu n’est pas dégueu mais trop dans la tendance à mon sens. Bref, un film qui a un gros potentiel et qui se suit bien mais qui peut parfois manquer de personnalité et dont l’écriture semble un peu bâclée sur la fin.

Ma note : un 3,5/5 d’encouragement

sam was here

Darko : Pour un premier film, je trouve que le réalisateur ne s’en sort pas trop mal. Un bon démarrage qui lance un début d’intrigue avec une série de sms plus que suspects sans parler de la radio. Mais rapidement, tout s’emballe et le suspense qui s’était bien installé au départ décroit de manière progressive au fur et à mesure que l’on nous dévoile les ficelles de ce qui se trame dans cette bourgade. Le film semble peu à peu céder à une certaine facilité avec quelques gros clichés pas toujours bien exploités (les tueurs masqués manquent de conviction et de dynamisme pour être réellement flippants). La fin est assez décevante avec la victoire d’un tueur manipulateur, pervers et sadique dont on n’apprendra pas grand chose sur les motivations profondes. Il aurait été judicieux d’approfondir quelques aspects de personnalité notamment celle du tueur et du héros ou encore de cultiver davantage l’intrigue autour de cette chasse à l’homme. Mais ces quelques faiblesses sont certainement dues aux premiers pas du réalisateur qui a encore la possibilité de nous surprendre agréablement sur un prochain métrage. En tous cas c’est certain, il en a le potentiel.

Ma note : un 3,5

Valg : Là on a clairement à faire à un premier film. Contrairement à celui de Marcus Dunstan, on retrouve les faiblesses d’une première production. Dans son ensemble le film est plutôt réussi. Mais on reste toujours en surface à tout point de vue. Le scénario se tient mais ne traite pas d’un concept clair alors que plusieurs pistes intéressantes sont proposées. Il y avait juste à choisir et à creuser. En ce qui me concerne, j’aurai apprécié le traitement d’un héros lambda qui par pression extérieure finit par devenir le tueur qu’il n’est pas. Manque de bol, on part sur un positionnement original avec la multiplicité de tueurs qui ne va pas plus loin qu’un épisode rallongé de la 4ème dimension. On est ici sur un court métrage à chute étendu. On ne s’emmerde pas pour autant. La tension est bien présente, la narration plutôt bien maitrisée mais très conventionnelle. La mise en scène est à l’image de l’histoire, convenue et sans grande recherche. Et la bande son enfonce le clou puisqu’on nous ressort de la french touch, forcément c’est un film français réalisée par une équipe jeune et branchée. Un poil cliché non ? Résultat : trop impersonnel pour en faire un chef d’oeuvre.

Ma note : un 2,5/5

TRANSFIGURATION

Note moyenne : 3/5

Synopsis : Milo, un orphelin new-yorkais de 14 ans, est la tête de turc de son quartier et des petites frappes locales. Pour s’évader de son quotidien, il s’adonne à sa passion : le film de vampires. À mesure qu’il se rapproche de Sophie, sa nouvelle voisine, son existence va basculer dans l’horreur…

Fonzi : On nous a présenté ce film comme le croisement d’un film fantastique et d’un film dit « social ». Effectivement c’est le cas mais du coup on se retrouve un peu le cul entre deux chaises. On ne sait pas si on est sur un film d’horreur avec un background social ou l’inverse. Ce n’est pas assez tranché et pour moi il faut choisir. Surtout que ce film n’a absolument rien de fantastique au final. Ce gamin a subi un traumatisme et n’arrive plus très bien à dissocier le bien du mal et le réel du fantastique jusqu’à vouloir incarner les monstres dont il est passionné. Une fois encore, jusqu’à la fin on attend un sursaut qui permettrait de donner une autre dimension au long-métrage mais cela n’arrive jamais. Sa passion pour les vampires n’est jamais vraiment liée intrinsèquement à la narration du film. Il aurait pu tout aussi bien se passionner pour les serial-killers, les cannibales, les loups-garous que sais-je… On est bien loin de Morse (cité dans le film) et son remake Laisse-moi entrer ou encore Byzantium. Dans un esprit équivalent (poser un background social à un film de genre) on avait aussi Ghost Dog : La Voie du Samouraï qui est un film de gangstas samouraïs dans le New Jersey réalisé par Jim Jarmusch en 1999. L’association des deux univers était pour le coup bien réussie. Bref, malgré une bonne prestation d’Eric Ruffin (qui interprète Milo), ce film est largement dispensable

Ma note : 3/5

transfiguration

Darko : Voici un film qui sort un peu des sentiers battus en nous présentant la thématique du vampire sous un angle urbain et très éloigné de la dimension fantastique qui entoure habituellement le genre. Nous sommes avant tout dans un film traitant des rapports sociaux dans une cité. L’originalité vient du héros/tueur qui se prend pour un vampire en cultivant cette différence. La dimension fantastique ne tient pas à grand chose et passerait même pour un prétexte à aborder d’autres aspects plus d’ordre sociaux ou culturels. J’avoue que j’ai un peu de mal à intégrer ce film en tant que film de genre car on se situe franchement à l’extrême limite. La thématique du vampire s’intègre bien dans la narration mais revêt un aspect nettement secondaire voire superflu en ce qu’il n’apporte rien de plus ni de moins à l’histoire. En d’autres termes, le tueur aurait très bien pu avoir d’autres caractéristiques que le vampirisme sans que cela ne change radicalement l’histoire. Plutôt que de forcer le trait sur la passion du vampire, il aurait sans doute mieux valu approfondir davantage les traites de personnalité de ce tueur un peu singulier. Il y aurait eu matière. Le film se laisse regarder mais ne vous attendez pas à une avalanche d’hémoglobine

Ma note : 3/5

Valg : Transfiguration est un film engagé qui positionne de façon original le mythe du vampire dans un espace urbain contemporain. Le parti pris réaliste tranche avec ce qu’on a vu par ailleurs au festival et titille la curiosité. Beaucoup le compare à Morse dans sa façon de filmer et de traiter une histoire d’amour atypique. La différence essentielle entre Morse et Transfiguration est finalement l’absence de fantastique chez ce dernier. Le point faible de ce film est aussi son positionnement. Il traite plus de l’aspect social du contexte de ses personnages que celui de vampirisme. Le mythe du vampire n’est finalement qu’un prétexte qui pourrait être remplacé par la fascination pour les serial killer par exemple. Vu le développement de l’histoire ç’aurait d’ailleurs été plus cohérent. La question se pose de sa place au sein d’un festival comme L’Etrange Festival. Ceci mis à part, le film, bien que lent, est prenant. On s’attache aux gamins et leur relation assez rapidement. La mise en scène y est pour beaucoup car la caméra reste toujours collée aux personnages. Transfiguration est un film sombre dont on comprend l’inévitable fin qui est à voir pour ce qu’il est avant tout : un film social.

Ma note : 3,5/5

PSYCHO RAMAN

Note moyenne : 2,5/5

Synopsis : À Bombay, un copycat prend la succession de Raman Raghav, célèbre serial killer, qui sévissait un demi-siècle plus tôt. Il est pris en chasse par Raghavan, un policier torturé aux méthodes peu orthodoxes.

Fonzi : Ma première impression : c’est long… Ce film dépasse les 2h et on les sent bien passer. C’est très mou, à tel point que j’étais tenté de regarder ma montre par moment. J’ai trouvé l’affiche du film attirante et le générique d’ouverture diablement percutant avec un montage très nerveux, la bande son adéquate et un traitement de l’image très intéressant. Une belle promesse… et puis plus rien. Le découpage en chapitres n’apporte rien du tout et participe même à créer des longueurs inutiles. Aucune surprise dans ce long métrage qui reprend les codes classiques du film de traque de serial-killers mais sans jamais les réinventer. Les scènes de violence manquent aussi cruellement d’efficacité et les événements sont téléphonés. Bref, ce film est une belle déception.

Ma note : 2,5/5

psycho raman

Darko : Avec Psycho Raman, on est bien loin du cinéma bollywoodien. Ce film traitant d’un sérial killer n’a rien de bien transcendant. Les personnages apparaissent globalement peu convaincants en particulier le flic junkie qui manque sérieusement d’envergure pour être intéressant. Le tueur quant à lui, est joué de manière quasi comique avec une légèreté qui rend peu crédible les rares scènes de violence dont il peut être l’auteur. Il n’en demeure pas moins que l’idée de faire se rejoindre les deux personnages qui sont aux antipodes n’est pas mauvaise mais il aurait certainement été préférable d’aller plus loin en montrant davantage. Le film pêche aussi par un rythme assez lent qui peut avoir par moment, quelques effets soporifiques surtout lorsque le spectateur a déjà été relativement éprouvé par le nombre de films visionnés depuis le début du festival. La dimension culturelle est certainement à prendre en considération dans la manière de traiter le genre mais cela n’excuse en rien les faiblesses soulignées. Il manque un côté sombre et malsain à ce film pour en faire un vrai film de genre. Là, on se situe à la croisée des chemins mais desquels…?

Ma note: 2,5/5

psycho raman

Valg : Je ne suis jamais très à l’aise quand il s’agit de donner un avis sur un film non occidental. Le film indien a ses codes. Le public indien a ses attentes et quand on a vu un ou deux blockbusters estampillés Bollywood on comprend vite qu’il y a choc culurel. Bien qu’il n’y ait pas d’interruption clipesque ici, le rythme, la mise en scène, le jeu des acteurs, tout est différent de ce à quoi je m’attendais. C’est lent, très lent. On s’identifie difficilement aux personnages. Le tueur en série qui est censé être un fou furieux est fade. On n’y croit pas une seule seconde et dans les rares scènes où on le voit à l’oeuvre, on a qu’une envie c’est qu’il se magne d’en finir afin que les choses avance un peu. On ne parlera pas de son alter ego junkie dont on a la mission de partager son mal être. On a juste envie au mieux de rire au pire de se tourner un tourne vis dans l’oeil quand il pleure. Au delà des frontières qui nous séparent de cette culture riche en mythes et extravagante pour des yeux d’occidentaux, je dirai quand même que ce film n’est pas réussi. D’autant que le générique laissait entrevoir une histoire survoltée et bien plus sombre.

Ma note : 2,5/5

En conclusion, une édition qui tourne au poil comme chaque année avec une sélection pour tous les goûts et les dispos de chacun, les horaires étendus et les rediffusions favorisant un planning le plus souple possible. Chapeau bas au staff agréable et investi !
On vous dit à l’année prochaine pour la 23ème.

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LA SECTE