Avec

 Gael García Bernal, Vicky Krieps, Rufus Sewell

Année :

 2021

Pays :

 États-Unis

Durée :

 108 min

Genre :

 Thriller, Fantastique

Production :

 Blinding Edge Pictures

La sentence
 
Décevant
Bande-annonce de Old

Je suis toujours traversé par une forme d’anxiété au moment d’aborder un film de M. Night Shyamalan… Il est si souvent décevant. Cependant ces deux derniers long-métrages, Split et Glass bouclant la trilogie amorcée avec le film Incassable, m’ont permis de renouer avec l’intérêt que j’avais pour ce réalisateur. Pas sûr que cette bonne tendance se confirme.

Old est l’adaptation de la bande-dessinée Château de Sable de Pierre Oscar Levy et Frederik Peeters. Avec ce film, Shyamalan revient avec un principe qu’il a beaucoup utilisé par le passé, à savoir un “high concept” conclu par un twist final. Ou à défaut d’un twist, une explication qui va permettre de dénouer tout le récit.

J’ai démarré ce film avec curiosité mais malheureusement l’intérêt s’est peu à peu délité au fil du récit… Les personnages sont posés très rapidement ainsi que le lieu principal de l’action et l’élément perturbateur qui va nous occuper sur les trois quarts du film. On est sur une île paradisiaque avec un hôtel. Il y a deux familles, celle de Gael Garcia Bernal et celle de Rufus Sewell et deux couples à qui le gérant propose de passer la journée sur une plage isolée. On comprend très vite que cette plage a une particularité et des propriétés surnaturelles qui provoquent un vieillissement éclair des visiteurs qui foulent son sable.

Ce qui cloche dans ce film, c’est qu’on n’y croit pas et cela passe par bon nombre d’aspects du long métrage. Malgré la qualité des acteurs précités, je n’ai ressenti aucune empathie envers eux via l’expérience qu’ils sont en train de vivre et à laquelle eux-même ne semblent pas croire. Durant la quasi-totalité du film, les péripéties liées au vieillissement s’enchaînent mais sans créer de véritable tension dramatique. On est tout de même tenus en haleine par le principe du compte à rebours lié à leur durée de vie mais il n’y a pas de surprise et le film piétine. Les maladies potentielles et les décès sont les conséquences logiques du phénomène. Les dialogues sont globalement assez creux et pour couronner le tout, les effets spéciaux et le maquillage sont loin d’être convaincants.

La dernière partie expliquant les tenants et aboutissants du phénomène permet de conclure correctement ce film mais je suis vraiment resté sur ma faim tant les explications apportées restent triviales et montrent un manque d’inspiration certain des scénaristes et probablement de Shyamalan lui-même alors que l’idée de départ était très intéressante, ouvrant le champ de tous les possibles. C’est malheureusement un reproche récurrent que je ferais aux films de ce réalisateur. On perd le côté magique et surnaturel au profit d’un dénouement totalement terre-à-terre. Shyamalan a le mérite d’apporter des idées relativement nouvelles mais se trouve régulièrement dans une forme d’incapacité à les exploiter pleinement. Film après film, une certaine lassitude s’installe quant à son cinéma mais je garde l’espoir de le retrouver – occasionnellement – au meilleur de sa forme.

FONZI

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