Cette édition du PIFFF s’est achevée dimanche dernier. Nous n’avons malheureusement pas eu le temps de tout voir mais sur les 5 films que nous avons vu, nous pouvons d’ores et déjà vous dire que cette cuvée 2017, sans être magistrale, est une bonne cuvée qui ne nous a franchement pas déçue. Voici notre avis sur les films visionnés ainsi que quelques mots sur le festival et son organisation. N’hésitez pas à nous donner votre avis en commentaire !

THE ENDLESS de Justin Benson et Aaron Scott Moorhead

Synopsis

Deux frères retournent dans la secte qu’ils ont quittée dix ans auparavant après avoir reçu une mystérieuse lettre rédigée par l’un des membres de leur ancienne « famille ». Très vite, des événements inexpliqués vont remettre en cause leurs croyances…

 

 

Valg : Salle comble pour ce film dont les réalisateurs indépendants semblent avoir un public déjà conquis. Pas de bol, on est arrivé un poil en retard pour la présentation mais on a pu profiter du petit jeu intéressant de question / réponse de fin de projection. Bref, causons du film. Inspiré de l’univers de Lovecraft (nooon ne fuyez pas), cette petite production est l’une des rares à adapter et même à digérer avec succès la narration particulière de l’écrivain. Loin des canons du cinéma classique américain, The Endless ne cherche pas à en mettre plein la vue dès le départ. Il prend le temps d’installer son histoire, ses personnages sans pour autant nous assommer. L’étrangeté tout juste palpable imprègne le film dans son ensemble et c’est grâce à elle qu’on est scotché au siège… du moins durant les 2/3 du film. Car écueil qu’on note souvent dans les productions à budget limité, c’est le manque de cohérence ou du moins de force de l’histoire. Justin Benson n’y échappe pas et se lance dans trop de concepts à la fois. Je ne vais pas aller trop dans mon explication au risque de spoiler mais c’est dommage de voir le scénariste s’éparpiller voir parfois proposer des pistes qui ne sont jamais exploité. Cela dit il y a un tel travail d’écriture des personnages et de l’ambiance du film qu’on ne peut qu’apprécier malgré tout ce film même parfois un peu trop verbeux.

Fonzi : Je ne connaissais pas du tout ces réalisateurs ni leur travail mais j’ai été vraiment agréablement surpris. Ce film a le charme de certaines productions indépendantes bas budget comme BellFlower d’Evan Glodell où les réalisateurs font tout : acteurs, producteurs, réalisateurs et j’en passe et où l’image possède un grain particulier peut-être un peu arty qu’on ne retrouve pas dans les productions plus “classiques”. Cependant le problème récurrent de ce type de film est que bien souvent la narration part un peu dans tous les sens et cela en devient presque difficile à suivre. La principale rupture scénaristique se situe aux deux tiers du film lorsque d’une comédie dramatique centrée sur une secte d’illuminés en plein désert, on passe sans transition à un pur film de science-fiction. D’autres pistes sont lancées et pas ou peu exploitées comme lorsque les personnages semblent faire l’apologie de la secte. Idée tendancieuse intéressante mais sans lien avec le propos du film. Ceci étant dit, le film nous tient en haleine jusqu’au bout et l’on a envie de découvrir en même temps que nos deux principaux protagonistes ce qui se trame chez ces joyeux cinglés. Le jeu des acteurs, les cadrages, la bande-son sans être démentiels sont à la hauteur et les effets spéciaux par petites touches et ajoutés crescendo sont bien réalisés.  Je ne suis pas un aficionados de Lovecraft mais nul besoin de chercher les références pour profiter du long métrage. La présence des deux réalisateurs en début et en fin de séance est un vrai bonus appréciable apporté par le PIFFF et rarement observé sur les autres festivals.

 

GOLEM le tueur de Londres de Juan Carlos Medina

Synopsis

Londres, au XIXe siècle. Une vague de crimes terrifie les habitants de la ville qui finissent par penser qu’une créature légendaire appelée le Golem en serait responsable…

 

 

Valg : Nouvelle salle comble pour ce film au classicisme victorien plutôt réussi. Je me suis demandé s’il n’y avait pas d’ailleurs un lien entre une salle remplie et la présence de quelques membres de l’équipe de film. Tant mieux en tout cas. L’auteur de cette production de moyenne ampleur n’en est pas à son coup d’essai et cela se voit. Mise en scène maîtrisée, photographie plutôt léchée avec quelques clins d’oeil, trop rares, au cinéma de Mario Bava. GOLEM est un thriller d’époque bien ficelé quoique peu surprenant. Il tient en haleine… mais ça s’arrête là. Alors qu’il est techniquement plus abouti que THE ENDLESS, on ressort de la séance un peu perplexe, comme s’il s’agissait d’un film qu’on aurait vu au passage dans une salle grand public, un film assez commun. Il y a un manque d’originalité dans ce polar saignant bien que certaines scènes soient très inspirés en terme de mise en scène. Même la fin se laisse deviner trop simplement. Je crois que c’est ça justement qui m’a déçu. Au lieu de jouer des codes qu’on connait par coeur, Juan Carlos nous balise le chemin comme s’il avait peur de nous perdre. Le soucis c’est que c’est bien ce qu’on espère pourtant en participant à un festival comme celui du PIFFF.

Fonzi : Nous avions vu à l’époque le premier film de Médina, Insensibles dont nous avions fait la critique. Golem, malgré d’indéniables qualités m’a semblé moins réussi qu’Insensibles. Il n’y a pourtant pas de défauts flagrants et il n’est pour le coup pas évident de pointer ce qui ne fonctionne pas. L’écriture est cohérente, les rôles globalement bien interprétés, bien réalisé mais… ce film n’est pas enthousiasmant ou dérangeant ou surprenant comme on peut en attendre d’un film du PIFFF. C’est un film qui se laisse voir mais qui laisse plutôt indifférent et qui ne restera pas forcément dans les mémoires. Un film banal. Sa non-sortie en salles et directement en DVD/VOD en janvier prochain découle en partie de cet état de fait. En regardant ce film j’ai un peu pensé à La vie de Brian des Monty Python (excellent par ailleurs) où l’on suit l’histoire de Brian parallèlement à celle de Jésus Christ. Ici on suit l’histoire du tueur Golem, inconnu au bataillon, presque parallèlement à celle de Jack l’éventreur, tueur mythique s’il en est et encore non identifié à ce jour du Londres de la fin du XIXe. Le contraste se pose là. Ce n’est pas un mauvais film mais pas indispensable non plus et dans la multitude de films qui nous est proposée en permanence, il passera probablement un peu inaperçu.

Darko : Golem aura été malheureusement pour moi le seul et unique film de ce PIFFF 2017 que j’aurai eu l’occasion de voir et je vous rejoins tout à fait les gars sur vos appréciations. Ce film essaie de nous “vendre” un nouveau tueur terrifiant mais d’emblée, on a un goût de déjà-vu. On ne peut s’empêcher de penser à Jack l’Eventreur ce qui nuit gravement à la personnalité et au style de ce nouveau meurtrier. La comparaison est presque inévitable et sans nul doute souhaitée par le réalisateur je suppose… Mais c’est de mon point de vue, une erreur. Il aurait mieux valu au contraire, s’éloigner d’un genre déjà connu et je dirais même apprécié. Comme tu le rappelles Fonzi, L’Eventreur est un tueur mythique. Golem est bien loin de parvenir à se hisser à un tel rang et pourtant, on a l’impression que c’est à cela qu’aspire ce film ou alors tout bonnement une sorte de film hommage à un plus grand. Dans cette dernière hypothèse, Golem n’apporte alors strictement aucune plus-value et se rangerait tout juste au niveau d’une pâle copie.  Les premières impressions après visionnage de Golem ne sont pourtant pas franchement mauvaises et pour cause, le film est globalement réussi tant du point de vue technique que de l’interprétation qui ne souffre d’aucun écueil majeur. C’est bien ce qui est dommageable dans ce film. Le potentiel est énorme, le scénario est bien ficelé et le tout parait cohérent dans l’époque choisie. Mais quid de l’originalité de ce film par rapport à un Jack L’Eventreur ou dans un autre registre un Sleepy Hollow à la Tim BURTON ? Golem n’ose pas assez, ne sort pas des sentiers battus et finalement demeure un bon film mais bien trop classique pour figurer dans le palmarès d’un festival comme le PIFFF.

 

TRAGEDY GIRLS de Tyler MacIntyre

Synopsis

Deux adolescentes fascinées par la mort décident de kidnapper un tueur en série pour qu’il leur enseigne les « ficelles du métier ». Le début d’une vague de crimes qui va transformer ce duo de lycéennes mal dans leur peau en véritables stars des réseaux sociaux…

 

 

Valg : Aaaaaah ! Voilà la première bonne surprise de cette édition du PIFFF. Ok l’idée d’un film sur des ados peut effrayer mais là on est sur du pur divertissement, léger en apparence mais qui arrive à te faire poser des questions. On est sur du second degré c’est clair mais du second degré malin, intelligent et créatif. La mise en scène, parfaite et dynamique, m’a pas mal rappelé celle de Parker Lewis. Et les meurtres sont jouissifs. Les mecs se sont fait plaisir mais pas n’importe comment. On sent que chaque scène est réfléchie, recherchée. C’est parfois poussif, presque potache mais le film ne part jamais dans tous les sens. La narration est efficace et sans fioritures. Vu le lancement, j’étais persuadé qu’il ne tiendrai pas la route sur plus de 30 min. Et bah si. Pas de ventre mou. MacIntyre nous tient jusqu’au bout. La thématique de l’obsession de la jeunesse pour les réseaux sociaux qui est le canal de reconnaissance est exploitée du début à la fin mais jamais sans aucune morale. Tout est dit dans l’histoire au travers des actions des personnages, des situations totalement barrées dans lesquels ils se trouvent. Sans être un grand film, on a là un film de genre intelligent et pour une fois respectueux de ce qu’espère un spectateur.

Fonzi : Un film fun, frais et jouissif qui se paie le luxe de poser de vraies questions sociétales. Il met en scène deux personnages paradoxaux. Ce sont deux très jolies filles populaires de par leur présence sur les réseaux sociaux qui ont tout pour devenir les reines du bahut et dans le même temps elles sont marginales par leurs relations aux autres et leurs activités. C’est un film qui touche le coeur de l’actualité et qui vise juste. Il y a une vraie réflexion sur l’adolescence, la recherche de popularité et la quête de reconnaissance et l’addiction aux réseaux sociaux. Ces filles font partie de cette génération née avec le web 2.0 qui ont pleinement intégré les enjeux, les tenants et les aboutissants de cette technologie. Le tout est traité avec un second degré totalement décomplexé. Le concept de départ n’est pas qu’un prétexte pour ensuite nous proposer un déferlement de violence gratos. Non, le concept est exploité complètement de la première à la dernière minute du film. C’est bien écrit et putain… ça fait du bien. Juste un bémol sur le milieu du film où le rythme se ralentit un peu et je me suis pris à attendre le meurtre suivant à la façon d’un Destination Finale (qui est d’ailleurs astucieusement placé et évoqué par l’une des filles). J’ai également pensé à American Nightmare dont les masques portés par les filles sont étrangement similaires et surtout l’excellent Night Crawler avec Jake Gyllenhaal qui met en scène un journaliste prêt à tout et surtout au pire pour obtenir gloire et reconnaissance. La mise en scène de Tragedy Girls est super dynamique et même agrémentée de quelques passages en animation bien sentis. C’est vraiment un film rafraîchissant et une bonne surprise dans ce festival !

 

MUTAFUKAZ de Guillaume “RUN” Renard

Synopsis

Angelino mène une existence morne à Dark Meat City, jusqu’au jour où il est victime d’un accident de scooter provoqué par l’apparition d’une belle inconnue. En proie à de violentes migraines, il est alors persuadé que des créatures extraterrestres envahissent la ville…

 

 

Valg : Et voilà la première déception du festival. Peut être parce que j’en attendais beaucoup, mais pas seulement je pense, ce film à l’univers graphique super riche m’a presque ennuyé. Beaucoup de défaut majeurs, à commencer par l’histoire, du moins la narration. Le contenu aurait pu être intéressant et captivant avec des personnages secondaires originaux et haut en couleur, des aliens déguisés qui rappellent Invasion Los Angeles de John Carpenter, des gangs qui citent du Shakespeare autrement dit plein de bonnes idées jamais exploitées. Là où ça fait mal c’est justement le rôle des personnages principaux. Angelino et son pote au crâne brûlé sont d’un fadasse. Mal écrit, mal dégrossi, ils bénéficient en plus d’une voix mal jouée… Ok pour le buzz c’est toujours sympa d’avoir Orelsan à l’affiche mais pas au détriment de la prod. Je respecte une personne comme RUN qui a la tête pleine de projet qu’il est capable de mener à terme, sachant que ce n’est pas évident en France. Mais pour autant, il ne fallait pas faire l’impasse sur l’écriture du scénario. Il y a de très bons scénaristes en France et RUN a un univers très personnel. Il aurait dû s’associer à un scénariste professionnel pour développer son histoire. En misant sur la voix d’Orelsan il semblerait que Run ait oublié quelques fondamentaux. Peut être pourrait il taper la discute avec Tyler MacIntyre et son scénariste, il pourrait en tirer quelques leçons.

Fonzi : Lorsque l’on a vu que le film était programmé au PIFFF alors qu’on l’avait raté quelques semaines plus tôt à l’Etrange Festival, autant dire qu’on était plus qu’enthousiastes. Peut-être trop… car quelle déception après tant d’attente. Le film n’est pas dénué de qualités, il est visuellement “joli” avec notamment quelques fulgurances accompagnées de la bande son signée Toxic Avenger mais ça ne casse pas trois pattes à un canard non plus. Sachant que le film a pris 8 ans pour se faire (!?), on est en droit d’attendre un film surpuissant à tous les égards. Et là… il faut bien avouer qu’on se fait chier en regardant ça. C’est d’autant plus une déception qu’il y avait un potentiel énorme. Un gros problème à souligner dans l’animation française c’est que les films sont certes très difficiles à monter mais le peu qui arrivent à sortir ne sont malheureusement pas à la hauteur… ce qui a la fâcheuse conséquence de rendre les investisseurs, distributeurs, producteurs et autres décideurs très frileux pour financer ce type de projets. Les mecs se tirent une balle dans le pied. La base d’un film qui fonctionne c’est une bonne histoire et de bons personnages. Il y a un gros soucis de hiérarchie dans les personnages. Plus le personnage est secondaire, plus il est charismatique et plus c’est un personnage important, plus on s’en fout. Et à cela on peut ajouter le problème du doublage qui suit la même logique. Les personnages secondaires sont doublés par de vrais comédiens alors que les deux personnages principaux ont clairement des voix de merdes mal jouées, sans volume, monotones. Le choix d’Orelsan et son pote, hormis pour faire parler, n’était clairement pas judicieux. Même en après-séance pour les questions/réponses il n’a fait que de la figuration. C’est dommage et j’espère qu’après l’échec de Dofus et le probable échec de celui-ci, ça ne portera pas préjudice au cinéma d’animation français.

 

MAYHEM de Joe Lynch

Synopsis

Fraîchement remercié par ses employeurs, un col blanc prépare son départ en ruminant sa rancœur. Au même moment, une mystérieuse épidémie transforme ses collègues en infectés assoiffés de sang…

 

 

Valg : Je remercie Joe Lynch et le PIFFF pour ce final (hors clôture) jouissif. Heureusement qu’il y a eu ce film pour bien terminer la journée. On ne pouvait pas rester sur MUTAFUKAZ. Joe Lynch n’en est pas à son coup d’essai et ça se voit. Mayhem est un petit budget bien ficelé qui rattrape des moyens réduits par une mise en scène musclée qui ne se permet aucun relâchement. Centré autour d’un high concept simple et plutôt marrant, le film présente 2 personnages vénères qui ont bien l’intention de régler le compte du boss perché en haut de son gratte ciel. Comme dans un jeu vidéo, nos 2 héros à l’oeil saignant vont gravir les étages (les échelons ?) de leur entreprise rencontrant sur leur passage divers boss et autres ennemis aussi fourbes que barrés. Ce n’est pas un chef-d’oeuvre on est d’accord mais on en a plein la tronche. Sans être outrancier dans le gore, Joe Lynch met ce qu’il faut de gore. L’équilibre est bien trouvé entre le grotesque du pitch, une histoire qui tient la route et un concept duquel on ne dévie jamais. Autrement dit l’anti thèse de ce que l’on venait de voir juste avant.

Fonzi : On finit effectivement sur quelque chose de cool. Très simple mais diablement efficace. Steven Yeun, le Glenn de la série The Walking Dead est le personnage principal et il faut croire qu’il est abonné à se prendre de grosses giclures de sang dans la tronche mais ça lui va bien finalement. Comme l’a dit Fausto en présentation, c’est agréable de voir un acteur d’origine asiatique qui ne soit pas un expert en arts martiaux, ni un maître du Kung Fu ou un ingénieur informaticien. On nous expose la règle du jeu dès les premières minutes du film et ensuite ça déroule. Honnêtement, qui n’a jamais rêvé de donner un coup de marteau ou de scie circulaire dans son patron ou son responsable RH ?? Ce film est un vrai défouloir qui parlera à tout le monde j’en suis sûr. Pas de temps mort ou alors bien exploité et toujours en rapport avec le concept du film pour repartir ensuite de plus belle dans l’action et le sang. Ce film m’a fait penser au remake de Judge Dredd dont on avait parlé il y a quelques temps mais avec le second degré en plus ou encore le film The Raid de Gareth Evans ou même Piège de Crystal. Un mec, une tour, des méchants à buter. Ca pourrait devenir un genre de films à part entière à force et ça fonctionne toujours ou presque.

 

Conclusion

Valg : Cette édition 2017 du PIFFF aura été une belle surprise. Même si nous n’avons pas tout vu, c’est rare qu’un festival de ce type propose autant de bonnes productions. L’ambiance générale est plutôt bon enfant et on a plaisir à voir le générique ainsi que la petite animation japonaise NO MORE scandée par le public d’habitués. La diversité ayant ses limites je me demande quand même si certains films ont leur place dans ce festival. Je pense notamment à GOLEM qui malgré ses qualités me semble trop grand public pour y avoir sa place. On dirait presque le bon élève dans une classe de gros branleurs. Autrement la volonté de présenter des long français est louable et mériterait d’être poursuivie. Dommage que ce soit tomber sur MUTAFUKAZ. Au delà des projections, le T-shirt à l’effigie du PIFFF était vraiment top. L’idée des quizz avant séance pour faire patienter le spectateur impatient est à pousser. Je verrai bien quelque chose de plus interactif via twitter ou autre avec goodies à la con mais toujours sympathiques à la clé. Cela permettrait au festival d’être un peu plus vivant voir festif. A creuser.

Fonzi : Belle édition effectivement. En moitié moins de temps que pour l’Etrange Festival, les programmateurs de ce PIFFF ont réussi à nous proposer une belle densité de films. Nous avons vu 5 films de qualité mais malheureusement pas celui qui a remporté le Grand Prix. Nous tâcherons de combler cette lacune prochainement. La programmation était relativement homogène hormis pour Golem je suis d’accord avec toi. Concernant le festival, il y a quelques séances hors compétitions qui viennent agrémenter ce festival comme dans tous les festivals mais il manque sévèrement de rendez-vous autres que les projections comme des conférences, des tables rondes, des masterclass…que sais-je encore. Les intervenants sont présents pour leur film, autant exploiter cela pour programmer d’autres choses avec eux. Les gens qui viennent à ce type de festivals sont des passionnés et seraient passionnés par de tels rendez-vous à mon avis et les intervenants probablement ravis de parler de leur travail et de leur vision du cinéma. Il pourrait également y avoir un espace exposants comme au Bloody Week-end ou à Gérardmer. Ce ne sont que des suggestions et la simple existence d’un tel événement est déjà une très bonne chose ! Merci et à l’année prochaine !

 

LA SECTE