Synopsis

Bob et Wendy décident de s’installer dans une banlieue paisible afin d’y fonder une famille. Bob a décroché un emploi qui devrait assurer au jeune couple un train de vie confortable. Mais leur bonheur sera de courte durée car nos tourtereaux déchantent rapidement lorsqu’ils font la connaissance d’Adrien Trumbull, un voisin particulièrement envahissant…

La critique

Résidence surveillée est assurément le genre de film qu’on espère trouver en fin de soirée d’un Festival pour bien se vider la tête surtout lorsque le film précédent ne fut pas à la hauteur de nos espérances et que l’on commence à lutter pour ne pas tomber dans les bras de Morphée. Mais attention, ce film n’est cependant pas à mettre entre toutes les mains. Que toutes celles et ceux qui ont en horreur le mauvais goût, l’irrévérencieux et le gore fuient illico car Résidence surveillée n’est définitivement pas un film pour vous. Pour les autres, aficionados de films déjantés, délirants, un poil dégoutant avec un net penchant scato bien affirmé, adeptes de vomis et autres déjections de secrétions douteuses, ce film est fait pour vous. Vous l’aurez compris à travers ce champ lexical très ciblé, avec Résidence surveillée, le réalisateur ne fait pas dans la dentelle et plante un décor idéal pour nous en mettre plein la vue ou nous faire carrément gerber notre repas. L’action se déroule dans un paisible quartier résidentiel… du moins en apparence. Le film démarre avec Bob et Wendy, deux jeunes tourtereaux symbolisant en quelque sorte, le « rêve américain », fraîchement installés et désireux de fonder une famille. Jusque-là, rien de bien méchant et l’on aurait même pu s’attendre à une superbe love story avec happy end… mais me direz-vous, ce film n’aurait alors rien eu à foutre à l’Etrange festival et vous aurez parfaitement raison. La belle histoire qui débute dans ce film va donc presque logiquement, virer au pire cauchemar lorsque nos amoureux vont faire la connaissance de leur voisin, Adrien Trumbull. Celui-ci n’est autre qu’un gros psychopathe particulièrement collant et rancunier mais surtout, adepte de cadeaux empoisonnés. Le film est ainsi construit autour de la thématique du voisin envahissant et sera le prétexte à l’aboutissement de situations extrêmes et là, je pèse mes mots. Résidence surveillée regorge de scènes plus dégoutantes les unes que les autres et c’est avec horreur ou jouissance (à vous de me dire) que le spectateur assiste au déclin de notre sympathique petit couple. A partir du moment où Adrien Trumbull entre en scène, le film bascule dans le côté obscur et l’on découvre alors l’imagination très fertile de ce grand taré spécialiste des poisons en tous genres. Je vous laisse imaginer le sort qu’il a réservé à nos deux tourtereaux qui n’ont jamais été aussi malades et, littéralement, dans la merde que depuis qu’ils ont rencontré leur cher voisin ! Et quand je parle de « merde », c’est au sens propre du terme si je puis dire puisque c’est bel et bien aux délires scatos de ce film que je fais référence. Bob n’aura en effet, jamais autant chié de sa vie après avoir ingurgité l’un des poisons que lui a sournoisement administré son voisin en guise de cadeau de bienvenue. Sa chère et tendre mais néanmoins malheureuse ne sera pas non plus épargnée. Mais ce n’est ici que l’un des exemples de situations que le spectateur découvrira en visionnant ce film totalement déjanté.

residence01

Techniquement, on est bien loin d’atteindre le nirvana. Les images sont sales et globalement, l’ensemble apparait peu soigné mais curieusement, cela ne fait pas trop tâche dans le décor vu le genre et le ton manifestement provocateur souhaité par le réalisateur. Résidence surveillée transpire le mauvais goût et le final explose dans un déluge gore à faire vomir notamment lorsqu’ Adrien, après s’être bien excité en se doigtant via le trou béant qu’il s’est percé au niveau du ventre, finit par retirer un à un tous ses organes ! Bref, vous l’aurez compris, ce film ne repose sur aucune intrigue particulière, ne se veut absolument pas crédible pour un sou mais nourrit simplement l’objectif de heurter, provoquer et dégouter le spectateur à travers une série de scènes choc à prendre au troisième degré sous peine d’en sortir avec quelques séquelles psychologiques et intestinaux graves. Résidence surveillée n’est cependant pas dénué d’un certain humour certes grossier mais dans le ton du reste. En ce sens, le film apparaît globalement homogène.

residence02

Pour conclure, nous avons là un film qui assume complètement son côté résolument irrévérencieux et qui joue à fond la carte du mauvais goût. Il faut donc le prendre pour ce qu’il est et ne pas s’attendre à des prouesses cinématographiques sous peine d’être fortement déçu. Résidence surveillée est assurément un film à réserver aux spectateurs endurcis ayant le cœur et l’estomac bien accrochés. Un conseil peut-être : éviter de trop vous remplir la panse avant le visionnage!

residence03

Pensez à liker et/ou tweeter cet article s’il vous a plu ! Merci 🙂

DARKO