Synopsis

Une petite équipe de scientifiques se retrouve au beau milieu d’un site en Alaska pour étudier et analyser une future zone d’exploitation pétrolière. Mais l’équipe se heurte à un climat étrangement hostile et des événements pour le moins inattendus vont venir perturber le déroulement des recherches…

La critique

Un groupe de scientifiques isolés sur la banquise, un climat hostile, une ambiance tendue qui s’installe progressivement avec l’apparition de phénomènes étranges modifiant le comportement des personnes au sein du groupe. Des relations qui évoluent vers un sentiment de méfiance, de suspicion des uns à l’égard des autres… Cette histoire ne vous rappelle vraiment rien ? Mais si, cherchez bien. Je vous donne un indice : John CARPENTER. Eh oui, vous l’aurez certainement deviné, The last winter m’a fait penser, dès les premières minutes, à The Thing. Presque tous les ingrédients y sont… sauf que FESSENDEN, sans lui dénier un certain talent pour la réalisation, n’est quand même pas du niveau d’un CARPENTER de la belle époque. The last winter ne nous plonge pas aussi loin que The Thing dans la paranoïa ce qui en fait un film nettement moins effrayant.

The Last Winter de Larry FESSENDEN (2006) - Critique

Pourtant, le film ne démarre pas trop mal et le spectateur découvre les personnages qui composent l’équipe avec en tête, le chef de l’expédition interprété par l’excellent Ron PERLMAN sur lequel vous trouverez un dossier complet concocté par notre ami et gourou, Fonzi. Progressivement, l’ambiance se gâte avec non seulement des relations humaines qui vont venir heurter certaines susceptibilités (comme celle d’Ed POLLACK, le chef d’équipe qui ne jure que par le pétrole et qui se fait chourer sa nana par le beau scientifique écolo) mais aussi des « hallucinations » que vont vivre un à un, les membres de la petite équipe.

Je dirais que l’un des atouts majeurs de ce film c’est qu’il n’est pas du tout cousu de fil blanc comme c’est malheureusement trop souvent le cas. Dans The last winter, le spectateur s’interroge tout le long sur les origines du malaise. La tension s’installe très progressivement (peut-être un peu trop d’ailleurs car à un moment, on se demande vraiment s’il va se passer quelque chose…). Le réalisateur ne nous donne que peu d’indices et il faut vraiment attendre le final pour se faire enc…. ! Pardonnez-moi cet écart de langage mais ça montre aussi à quel point je fus déçu par la fin complètement foireuse de ce film qui nourrissait pourtant de belles attentes et aurait mérité une fin bien meilleure que celle qui nous est servie. Et c’est là qu’on peut se dire que ça n’est pas donné à tous de savoir gérer et négocier un bon final. J’ai l’impression de me répéter un peu d’une critique à l’autre sur la question du final. Soit je n’ai pas de bol en ce moment de ne tomber que sur des films qui négocient mal leur fin soit je deviens carrément trop exigent à la longue…

The Last Winter de Larry FESSENDEN (2006) - Critique

Mea culpa une seconde fois car je m’apprête à déflorer le film en révélant l’origine des phénomènes étranges qui touchent nos pauvres chercheurs. A celles et ceux qui envisagent de visionner le film et souhaitent profiter du suspense jusqu’au bout, je conseille donc d’arrêter là, la lecture de cette critique et éventuellement, d’y revenir après visionnage . Pour les autres, vous pouvez bien entendu continuer votre lecture.

On ne le devine pas forcément de suite mais ça n’est ni un virus, ni une bestiole extra-terrestre et encore moins les émanations d’un gaz toxique produit par le réchauffement climatique. Rien de tout cela, c’est tout simplement maman Nature qui se réveille après des millénaires et en plus, elle est super furax après nous pauvres Humains. L’idée sous-jacente est bien celle de la revanche de la Nature sur l’exploitation de notre planète et de ses ressources par les Humains. Gare à vous les pollueurs de la planète car les Esprits vengeurs de la Nature sont, à présent, réveillés et vous risquez fort de vivre votre dernier hiver.

Autrement, niveau effets visuels et bande-son, le film s’en sort plutôt pas mal. Je n’ai, ma foi, rien à redire de ce côté-là. Il y manquerait peut-être quelques scènes chocs qui puissent réveiller un peu le spectateur, par moment, anesthésié par le froid qui règne dans ce film. Dernier reproche que je pourrais faire c’est que le film ne va pas assez loin dans ce qu’il souhaite montrer. Quitte à jouer la carte du thriller psychologique voire paranoïaque, il aurait mieux valu jouer la carte à fond et embarquer le spectateur dans une vraie folie. Au lieu de ça, le film reste en surface et génère en bout de course plus de frustration que de contentement. Dommage.

The Last Winter de Larry FESSENDEN (2006) - Critique

Pour conclure, je dirais que The last winter n’est pas totalement mauvais en ce qu’il parvient à maintenir un suspense certain mais avec son goût de pas assez et par-dessus tout, avec la fin qui nous est servie, le spectateur reste sur sa faim!

DARKO