Synopsis

Dans un monde post-apocalyptique, dévasté par une épidémie, un survivant entreprend de pourchasser les zombies peuplant désormais la planète afin de venger sa famille. Blessé, il est recueilli par un groupe de rescapés et, ensemble, le groupe tente d’échapper à la horde en se dirigeant vers ce qu’il pense être un lieu préservé…

La critique

On ne peut pas toujours viser juste et là, je dois dire que je me suis carrément planté en choisissant de visionner Zombie Hunter. Mais comme je déteste arrêter un film en cours de route, j’ai tout de même fait l’effort de le mater jusqu’au bout avec, il est vrai, une concentration qui fut mise à rude épreuve et qui, en bout de course, a fini par décliner totalement. Eh bien, ces quelques lignes d’introduction vous aiguillent déjà sur ce que j’ai pensé de ce film traitant, sans grande originalité, de la thématique du monde post-apocalyptique. En la matière, on a eu droit à bien meilleur. Flanqué d’un fort esprit grindhouse qui aurait pu faire la différence, d’un scénar’ plus que léger (là, je ne citerai pas de références car il y en a tellement), d’un casting des plus caricatural, Zombie Hunter aurait pu prendre un meilleur départ si tout cela avait été mieux exploité et maîtrisé. Mais bon, tout le monde ne s’appelle pas Robert RODRIGUEZ. Si l’esprit peut faire penser à des films du genre Planet Terror, la maîtrise du genre quant à elle, fait grandement défaut. Zombie Hunter n’atteint pas le niveau d’un Resident Evil et encore moins celui d’un classique du zombie à la Georges ROMERO. Dès le départ, on nous sert une intro qui semble n’avoir ni queue ni tête, complètement détachée du reste du film et par conséquent, totalement inutile. Et que dire des clins d’œil souvent maladroits tel le personnage sorti de nulle part brandissant sa grosse tronçonneuse… ça ne vous rappelle rien ? J’ose à peine citer comme référence le Massacre à la tronçonneuse de Tobe HOOPER même si le clin d’œil semble évident.

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Mais revenons un peu sur le casting absolument effarant de stéréotypes. On y trouve le bad guy anti-héros aux allures de Mad Max, la jeune demoiselle prude qui en tombe amoureuse, l’ex-stripteaseuse plantureuse que tout le monde a envie de niq… à commencer par le jeune ado obsédé sexuel et son gros dégueulasse d’acolyte mais bien sûr pas notre anti-héros qui lui préfère celle qui joue la vierge effarouchée. Mais surtout, la grande surprise c’est d’y retrouver notre bon vieux Machete alias Danny TREJO dans le rôle inattendu d’un prêtre à la hachette investi d’un sacré pouvoir de dégommer du zombie. Je suis, pour ma part, un fervent fan de cet acteur mais je dois dire que ses derniers choix de tournages laissent quelque peu à désirer. Déjà limite dans le très mitigé Rise of the zombies, voilà que notre ami récidive avec Zombie Hunter. Assurément, Danny, tu vaux mieux que ce Père Jésus se faisant trucider par un zombie mutant venu d’on ne sait où. Vous l’aurez bien compris, ni la présence de Danny TREJO, égal à lui-même, ni la plastique généreuse de la jolie blonde ne suffiront à faire passer la pilule.

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Techniquement, le spectateur se trouve aussi mal servi puisque qu’on y trouve des erreurs grossières de débutants du style l’équipe technique du film que l’on aperçoit, à un moment, en reflet, si l’on est attentif, dans les lunettes de soleil de notre bad boy! Des incohérences comme celle de l’héroïne qui semble se prendre un coup de tronçonneuse dans le dos et qui ne ressent absolument rien… Bref, tout cela finit par agacer sérieusement un spectateur déjà anesthésié depuis un bon moment. Les effets spéciaux et maquillages plus que douteux finiront par vous achever si cela ne vous a toujours pas suffi. Avec toutes ses casseroles, Zombie Hunter se rapproche davantage d’un gros nanar que d’un vrai film de genre dont il ne semble d’ailleurs pas avoir la prétention. Mais alors à quoi prétend-il ??? Peut-être à rien… ou à tout à la fois. Zombie Hunter semble vouloir piocher un peu partout (esprit grindhouse à la Planet Terror, zombies mutants à la Resident Evil, héros et décors à la Mad Max…) mais toutes ces influences paraissent très mal digérées et par conséquent, le résultat frise le ridicule. Dommage car ce film très léger bien que non dénué d’un certain humour se laissera volontiers déguster avec un air abruti surtout si vous êtes particulièrement crevé et n’avez pas très faim. Mais je vais ici m’arrêter avant que mes phrases n’aient plus ni queue ni tête un peu à l’image de notre film.

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Bref, ne perdez pas de temps à vous arrêter sur ce film creux et sans âme qui en vaut peu la peine, passez votre chemin et vous trouverez certainement mieux.

DARKO